16.07.2007
Croire à l'information
Croire l’information à la fois dans le sens de croire ce que l’on apprend mais ensuite de croire ce que l’on croit savoir de cette information. Ce double niveau fait que nous interprétons une information déjà interprétée mais que nous devons ensuite croire à la nouvelle interprétation que nous lui donnons comme nous avons cru à l’interprétation venant de l’extérieur. Ainsi, au-delà de l’objectivité de l’nformation, c’est notre volonté de croire ou non une information qui nous fait l’accepter.
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02.04.2007
De la réalité
La réalité n’est-elle pas en elle-même qu’une simple base, à la fois, parce qu’elle n’est guère véritablement appréhendable et parce que celle-ci est toujours et immédiatement interprétée. Il n’y a donc que des interprétations de la réalité.
Nous pouvons évaluer et interpréter la réalité mais jamais la connaître car cela supposerait que nous connaissions tous les tenants et les aboutissants de toute action, de tout fait et de toute situation et ceci est bien évidemment impossible.
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27.01.2007
Un fait est un fait
Les journalistes voient-ils des complots partout et une volonté systématique de cacher la réalité ? Et cette manière d’appréhender les choses fait-elle qu’ils compliquent souvent la réalité au risque de faire perdre l’essentiel de l’information et de noyer le fait dans un magma en change la nautre ?
Oui et non.
Prenons l’exemple terrible de l’école de Beslan où des enfants furent massacrés et où une controverse se fit jour dans la presse, notamment française quasiment au même moment où le massacre eut lieu sur l’implication du pouvoir russe dans cette affaire.
Or, qu’on le veuille ou non, ce sont bien des terroristes qui commencent. Mais pourquoi ont-ils commencé est une autre question qui ne justifie aucunement l’acte. Sont-ils des nationalistes, des islamistes extrémistes ou des membres d’une quelconque mafia ? Sont-ils manipulés par des groupes, des services secrets ou l’armée russe ? Toutes ces questions peuvent être pertinentes mais ne peuvent que relativiser l’essentiel qui est que des terroristes se sont s’attaqués sans vergogne directement à des enfants et ont pu commettre un acte de barbarie extrême.
Dans certains cas, comme ici, chercher la petite bête c’est aussi noyer la grosse ! Bien sûr tout n’est jamais net mais quand l’essentiel est devant nos yeux, pourquoi rechercher les détails qui vont, à force, relativiser, voire éclipser la vraie information. Que les forces spéciales russes aient commis des erreurs et même des fautes, que les policiers aient eu vent d’une attaque et qu’ils n’aient pas été capables de prévenir à temps les autorités, que la gestion de la crise ait été mauvaise de la part du gouvernement russe, tout cela est peut être vrai. Mais, l’essentiel est qu’une bande de terroristes a attaqué une école pour retenir en otage des enfants sans leur donner à manger et à boire avec des explosifs prêts à sauter. Et les morts de cette tragédie sont d’abord de leur responsabilité. Voilà le cœur même de l’information.
Quant au machiavélisme supposé du président russe Vladimir Poutine dans cette affaire, nous ne pouvons en juger en l’absence de début d’une preuve. Et le laisser sous-entendre sans pouvoir le prouver revient à utiliser un tel événement pour donner une opinion sur les autorités russes et leur chef. Un détournement assez commun dans les médias qui rapprochent alors deux questions indépendantes dans un amalgame douteux. Et, in fine, c’est même l’acte indigne de tout être humain qui en vient à n’être qu’un élément de stigmatisation d’un pouvoir. Il perd alors de sa signification et de son exemplarité. Et permet même, au-delà de l’expliquer, de le comprendre, ce qui est alors un retournement pervers de l’information.
Alexandre Vatimbella
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